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Depuis huit ans, nous vous invitons, habitants et partenaires à cette cérémonie des vœux et au moment de convivialité qui va suivre. Huit occasions de remercier tous ceux qui concourent à l’activité de notre commune.

Huit rendez-vous pendant lesquels nous abordons les grandes questions et les petits sujets qui occupent l’action quotidienne de l’équipe municipale.

Huit discours pour tenter de resituer notre vie quotidienne dans un monde qui, à tous les échelons, subit de profondes mutations pour peu que nous-mêmes puissions en saisir le sens.

Informer, expliquer, convaincre, donner du sens, voici ce à quoi je m’applique lors de la préparation de mes discours. Voici, ce que je vous propose encore ce soir.

Au préalable, je voulais vous remercier de la confiance que vous m’avez témoignée lors des dernières élections départementales du mois de mars.

Dans ce scrutin, où le contexte national a beaucoup pesé, vous m’avez accordé, ainsi qu’à Bernadette Desjardin 72 % de vos suffrages.

Je tenais à vous en remercier.

J’ai surtout perçu dans ce résultat le crédit que vous portez à l’équipe municipale qui s’implique, chaque jour, afin de toujours faire le mieux possible à votre service et pour défendre vos intérêts.

C’est pourquoi, je voudrais débuter mon intervention sur cette question de la confiance et cela pour deux raisons :

-          Parce qu’elle me semble être le pilier de ce que l’on désigne maintenant la gouvernance. Cette gouvernance structurante de la qualité des services rendus aux citoyens pour leur bien-être, quel que soit le niveau auquel elle s’applique : local, régional, national

-           Parce qu’elle est l’une des principales clefs du vivre ensemble, citoyens entre eux, élus et citoyens, administrations et citoyens.

Cette confiance ne peut être maintenue, entretenue que si nous respectons une certaine idée de l’action publique qui puisse être comprise par tous. C’est ce premier temps que je me propose de passer avec vous.

Nous savons que notre presqu’île est imprégnée d’une forte interconnaissance, une forte personnalisation des débats, dans un cadre familier et familial.

C’est pourquoi, plutôt que d’organiser des commissions participatives souvent  plus facile d’accès pour ceux qui peuvent s’exprimer en public, nous avons fait le choix, ce choix de nous intégrer dans notre réseau social pour informer, rencontrer, vivre des moments  ensemble à l’occasion des réunions d’associations, des fêtes, d’un accueil sans rendez-vous à la mairie, ou encore pour partager l’idée d’un projet.

Nous voulons donner autant d’importance aux questions de voitures mal garées, de chiens  errants ou d’arbres tombés, qu’aux grands sujets que je vous développerai tout à l’heure.

L’action, la vie du conseil municipal, ses réflexions,  ses décisions sont donc inscrites dans cette vie familiale et dans les rythmes de vie de notre village.

Pour ce faire il est indispensable de maintenir une grande proximité mais Il est tout autant nécessaire que nous ayons des valeurs partagées sur nos biens communs.

La Petite Mer de Gâvres, notre économie maritime ou encore notre patrimoine culturel, par exemple. Nous l’avons démontré encore dernièrement lors du malheureux épisode du réensemencement en coques.

Alors que des observateurs extérieurs y voyaient une manifestation d’un certain repli sur soi, c’est bien l’histoire et le pouvoir  d’une communauté d’agir pour son avenir, qui s’y jouaient.

Sur notre presqu’île, personne ne s’y est trompé. Les volontés et les compétences (juridiques, scientifiques et citoyennes) se sont réunies pour soutenir un projet de territoire partagé pour le plus grand nombre et non pour une catégorie de personnes si respectable soit-elle.

Ici, nous nous attachons à partager une conception commune de la réalité, du plaisir d’être ensemble, de la maîtrise de nos engagements, afin de faciliter les collaborations entre nous.

Nous pensons que plus nos valeurs et nos compétences seront complémentaires les unes des autres, plus la confiance s’installera et se développera.

Créer ces conditions de la confiance, pilier du vivre ensemble auquel nous aspirons, nécessite cependant de respecter une certaine éthique de la conduite de l’action publique :

-          C’est, faire que vous soyez entendus lorsque vos intérêts sont en cause,

-          C’est, donner la primauté à l’intérêt général,

-          C’est, faire preuve de neutralité et d’impartialité.

Cette confiance, vous devez la percevoir dans le désir que nous avons d’améliorer le sort de notre territoire, ce qui est la principale motivation de toute personne souhaitant servir le public.

 Il nous faut aussi être prêt à entendre des points de vue différents à tout moment de notre activité jusqu’au café du coin ou à l’épicerie : ici une subvention à une association, là un nid de poule ou encore un problème d’impôt.

Il nous faut aussi  être réactifs, mais il nous faut aussi être patients. Les procédures des administrations peuvent avancer lentement, très lentement, trop lentement. Il nous faut alors nous concentrer sur notre vision à long terme et la partager avec vous régulièrement.

C’est pourquoi, afin de maintenir votre confiance, nous admettons et voulons que vous évaluiez et appréciez notre action sur le court et le long terme:

-          Par l’obligation que nous avons d’obtenir des résultats

-          Par nos engagements qui doivent être respectés et réalisés

-          Dans l’attention que nous portons aux individus et aux identités.

Bien évidemment, au-delà de toutes ses considérations sur l’exercice de l’action locale. Je n’oublie pas que le périmètre de nos compétences demeure, pour vous,  la gestion de l’espace d’un point de vue démographique, de l’occupation de cette espace en matière d’urbanisme, de voiries et d’équipement.

Voici donc ce que je me propose de détailler avec vous dans cette seconde partie autour de nos principaux sujets attachés intimement l’un à l’autre pour constituer l’ensemble cohérant d’une ambition pour notre petite presqu’île. Ce sont :

-          Le transfert des emprises militaires pour favoriser l’activité et l’habitat

-          L’aménagement du centre bourg pour renforcer notre attractivité

-          L’optimisation de nos ouvrages de défense pour mieux nous protéger

-          La valorisation de nos espaces naturels et la Petite Mer de Gâvres pour marquer notre identité et soutenir le tourisme

-          Le pilotage de l’ensemble et les moyens financiers d’agir.

Je débuterai donc par l’habitat et la nécessité d’enrayer la baisse significative de la population permanente que nous connaissons aujourd’hui au profit des résidents secondaires.

En 2015, nous enregistrons une population INSEE de 707 habitants alors que la population dite de Dotation Globale de Fonctionnement est de 1170, chaque résidence secondaire ne comptant que pour une seule unité.

Je l’ai évoqué souvent, il ne s’agit pas d’opposer l’un et l’autre, ce qui serait vain. Les principaux enjeux sont facilement identifiables : ce sont la pérennité des services et des commerces de proximité, la dynamique sociale et les pertes de financements pour la commune.

Trois projets sont toujours en cours.

Les logements de la Butte et du Tumulus. Ils ont fait l’objet d’un dispositif financier particulier entre la commune et l’agglomération pour réduire le coût de l’acquisition foncière par l’organisme social Lorient Habitat.  2 T2, 2 T3 et 3 T4 devraient donc être mis en location au printemps.

Débutée en 2010, l’opération de Déclaration d’Utilité Publique de Porh Guerh touche à sa fin.

28 parcelles ont été acquises, par l’établissement public foncier de Bretagne, 16 par la commune, deux par Lorient Agglomération, 4 sont en cours d’acquisition et une vingtaine sont soumises, en ce moment, à l’arbitrage du juge des expropriations pour une fixation indemnitaire.

Ces opérations d’acquisition foncières devraient se terminées au premier semestre 2016.

D’ores et déjà, nous travaillons avec Lorient Habitat sur une première phase permettant la construction d’une quinzaine de logements entre location et accession à la propriété.

Nous y rencontrons deux difficultés :

-          L’équilibre financier du programme dans lequel nous devons inclure le cout des voies et des réseaux.

-          Les risques de spéculations possibles, à moyen terme, pouvant conduire à la transformation d’habitat permanent en habitat secondaire.

Le projet et son économie générale devrait être arrêté avant l’été.

Concernant la zone du parc l’opération de transfert des emprises militaires arrive à son terme. Une dernière réunion en mairie entre le Ministère de la Défense,  le Conservatoire du Littoral, Lorient Agglomération, Lorient habitat et la commune a validé la répartition parcellaire. Lorient Habitat procède à un appel d’offres visant à estimer le coût des travaux et le montant des aides publiques nécessaires à l’équilibre financier de la rénovation du bâti.

Quinze logements sont prévus.

Ici aussi, cet équilibre financier est difficile à trouver. Il est la conséquence de la loi littorale. Une démolition condamnerait définitivement tout nouveau projet. C’est pourquoi seule une opération de rénovation bien plus couteuse qu’une construction est possible.

En fonction des nouvelles estimations financières ajustées, nous apprécierons ce prochain trimestre, si le projet doit être adapté ou non.

Favoriser la création de logements c’est bien évidemment prendre en compte les espaces urbains. Le projet d’aménagement du centre bourg est sur les rails.

Un appel d’offres pour une maîtrise d’œuvre est en cours. Le début des travaux est prévu à la fin de cette année.

Les orientations ont été validées par le Conseil Municipal.

Un profil de rue a été arrêté. Il  comprend : le stationnement et la circulation automobile, et bien sûr les cheminements piétonnier et cycliste ainsi que des espaces paysagers.

Bien évidemment, chacun d’entre vous sera consulté afin de prendre en compte les adaptations nécessaires. Le montant des travaux comprenant également les enfouissements des lignes est estimé à 530 000 euros.

Autre thème qui structure notre action et concentre notre attention, ce sont nos ouvrages de protection.

Les travaux effectués en 2012 ont fait la preuve de leur efficacité lors des tempêtes de 2014. Cependant, des ajustements sont nécessaires et le seront sans doute en permanence. C’est tout l’enjeu de notre stratégie à moyen terme.

Lorient Agglomération qui nous soutient fortement sur ce sujet a pris la dimension du problème dépassant largement la compétence communale :

-          Un suivi géomorphologique de l’anse du Goërem et de la Grande Plage est réalisé deux fois par an. Il a pour but d’observer l’évolution de nos plages en mouvement permanent.

-          Des mesures hydrodynamiques de la Grande Plage ont été effectuées. Il s’agit de préconiser d’éventuelles propositions de solutions durables compte tenu des déplacements de sable observés. L’étude est en cours de finalisation par l’Université de Bretagne Sud.

Afin de renforcer encore notre protection, nous voulons estimer les coûts de consolidation des ouvrages de protection du cimetière, de la Grande Plage, du camping, de la Petite Falaise et de l’ex. Pyrotechnie.

En fonction de ces estimations financières, nous définirons les urgences et surtout le meilleur plan de financement au regard de sa complexité administrative, du montant des subventions et des délais de réalisation.

Entrerons-nous dans un plan d’aménagement et de prévention des inondations (PAPI) très lourd et très long à finaliser, ou privilégierons-nous l’urgence en finançant une grande partie des travaux avec nos fonds propres ?

Voici les choix que nous devrons faire en début de cette année, alors que la solution est peut-être à mi-chemin.

Pour l’heure, je dois vous avouer que nous avons une actualité très préoccupante sur ce sujet. Elle concerne l’érosion d’une partie de la bande dunaire, à la sortie de Gâvres.

Une forte houle enregistrée pendant les grandes marées d’octobre a gravement entamée un linéaire d’environ quatre cents mètres.

Incontestablement notre seule route d’accès est menacée d’une rupture liée à une submersion. Bien évidemment, il n’y a aucun risque pour les biens et les personnes mais les conséquences pourraient être importantes pour tout à chacun.

Dès début novembre, nous avons alerté les services concernés à savoir, la Sous-Préfecture et le Ministère de la Défense.

Le Sous-Préfet s’est déplacé pour constater avec nous le phénomène.

Début décembre, nous avons saisi le Préfet, par écrit, lui rappelant la responsabilité actuelle de l’Etat.

Si des solutions concrètes ne nous sont pas présentées dans les semaines à venir, nous devrons constater, bien évidemment, l’impuissance de l’Etat mais aussi celle du Département pour des carences que nous ne pouvons subir.

Chacun d’entre nous étant concerné dans sa vie quotidienne, notre liberté de déplacement étant menacée, nous devrons malheureusement envisager ensemble une fois de plus, les moyens légaux pour nous faire entendre. Une approche juridique pour identifier les responsabilités de chacun semble être aujourd’hui la seule voie de sortie. Le 18 janvier prochain, tous les acteurs concernés seront réunis à la sous-préfecture. Si la situation de blocage actuelle se confirme, nous proposerons de procéder à un arbitrage juridique.

Favoriser le logement, aménager les espaces urbains, assurer notre protection, c’est aussi envisager et favoriser l’émergence d’activités économiques à l’échelle de notre commune. Comme vous le savez, nous avons placé nos efforts sur le transfert des emprises militaires.

Depuis deux ans, la commune est propriétaire de l’ex. Pyrotechnie et des maisons de la Petite Falaise.

Nous sommes régulièrement sollicités par des porteurs de projets intéressés  par ces lieux.

Depuis près d’une année, nous étudions deux dossiers sérieux pour la création d’activités liées à l’utilisation de la mer.

En fonction  des contraintes règlementaires existantes sur ce site, Loi Littoral, Plan de Prévention des Risques, notamment, nous préférons conserver encore une certaine discrétion.

Avant l’été, nous saurons si ces projets peuvent être engagés ou pas.

La zone du Parc, déclarée d’intérêt communautaire par Lorient Agglomération, fait l’objet aujourd’hui de négociations avec France Domaine quant à son prix de vente.

Ici aussi, nous avons été régulièrement sollicités par des entreprises et le sommes encore. Malheureusement, les procédures de cession sont d’une très grande complexité et beaucoup d’entreprises n’ont pu attendre. Des projets cependant demeurent ; Lorient agglomération et Audelor travaillent sur une stratégie prospective pour l’ensemble du site. Il s’agit de privilégier sa marque identitaire originale due  à ses espaces naturels constitués de la Petite mer de Gâvres, des marais de Kersahu et de l’océan proche.

Le tourisme reste la principale ressource de la commune. Avec nos plages reconstituées, nous pensons que « La Petite Mer de Gâvres » et ses étendues <//u>naturelles en constituent le principal atout. C’est pourquoi, nous élaborons une stratégie d’une meilleure maîtrise de ces espaces.

Avec le réensemencement en coques, nous avons pu voir que d’autres pouvaient décider à notre place sans que nos avis et nos intérêts soient discutés.

Nous avons fait aussi le constat que le Grand Site, depuis dix-sept ans, n’avait apporté aucune plus-value dans ce domaine. De plus, il se substituait progressivement à la commune et aux habitants en devenant l’interlocuteur des administrations, conduisant ainsi à une certaine confusion et une dilution des niveaux de responsabilité.

Nous voulons, conformément à notre Plan Local d’Urbanisme, construire un projet dans lequel « La Petite Mer de Gâvres et ses espaces naturels : les Marais de Kersahu en seront le cœur.

Cet été, nous avons fait la démonstration avec l’association « Les Enfants des Marais », lors de sa création et des visites  organisées, que résidents permanents et résidents secondaires étaient sensibles à notre projet de valorisation de nos espaces naturels, leur faune, leur flore, leur histoire.

D’un même constat, nous discutons avec nos amis de Port-Louis et de Riantec pour réunir citoyens, élus, associations et experts au sein d’une même structure opérationnelle pouvant développer des projets concrets d’animations, de découverte et de protection de la biodiversité de la petite mer et de ses zones humides.

Les bases de notre projet de développement touristique, ce sont, bien entendu, nos deux campings de la Lande et des Joncs.

Les grands travaux de rénovation des sanitaires engagés en 2009 sont désormais  terminés.

En 2016, nous poursuivrons notre politique promotionnelle et tarifaire. Les entrées de chacun d’entre eux seront réorganisées et embellies. Désormais, nous pouvons présenter aux campeurs deux sites de grande qualité représentant une ressource importante pour la vie communale.

Avant de conclure avec quelques sujets qui ont marqué notre année 2015 et d’autres qui occuperont 2016, je voudrais m’attarder sur le budget de notre commune, de votre commune.

Le budget communal se structure autour de deux chapitres. Le premier a pour but de répondre aux demandes quotidiennes de services à la population : entretien des espaces publics (voiries, éclairages, sécurité, propreté, bâtiments municipaux), accueil des habitants,  services administratifs, état civil, cimetière, budgets, élections… Soutien aux associations, école, etc…

Le second chapitre concerne les dépenses d’investissements. En général, ce sont les gros travaux de restauration d’immeubles, d’achat d’un tractopelle que nous allons devoir faire, par exemple, ou encore l’acquisition des  bâtiments de l’ex. Pyrotechnie, ainsi que les travaux à venir du centre bourg.

Ces dépenses de fonctionnement et d’investissement sont financées principalement par l’impôt et une dotation de l’Etat, auxquels s’ajoutent quelques recettes de location de nos immeubles et de subventions.

Pour pourvoir répondre aux besoins d’investissements très importants, il nous faut donc réduire nos charges de fonctionnement, mais il nous faut aussi :

-          Maitriser l’évolution des impôts locaux : Il n’y a pas eu d’augmentation depuis 2009. Il n’y en aura toujours pas en 2016

-          Gérer le niveau d’endettement : depuis 2008, nous l’avons diminué de moitié, ce qui nous permettra d’emprunter dans de bonnes conditions pour l’aménagement du bourg

-          Trouver de nouvelles recettes : pour la première fois en 2015, la majeure partie des bénéfices du camping ont été versées au budget principal,

-          Contenir nos effectifs en personnel. Ils seront stabilisés à 9 (hors CCAS) au lieu de 12 en 2010.

Au final, notre structure budgétaire stabilisée pour les années à venir sera la suivante :

-          Charges de fonctionnement autour de 800 000 euros

-          Capacités d’investissement, environ 150 000 euros auxquelles il faudra soustraire le remboursement des annuités d’un nouvel emprunt (50 à 60 000 euros) lié à l’aménagement du bourg.

Nous pourrons donc répondre à plusieurs de vos attentes mais aussi à nos obligations d’entretien du patrimoine de la commune avec une enveloppe d’environ 100 000 euros par an, malgré tout, bien inférieur à nos multiples besoins

Je voudrais conclure cette intervention en m’attardant sur trois sujets qui vont aussi nous mobiliser en 2016.

L’accueil de personnes de plus en plus dépendantes au foyer logement STIREN ER MOR, conséquence de notre refus de les transférer dans un autre établissement lorsque leurs capacités physiques sont diminuées, nous oblige à modifier le classement administratif de l’équipement.

Des travaux importants alors de mise aux normes sont à prévoir. Nous travaillons avec Bretagne Sud Habitat sur la faisabilité d’un plan de financement qui s’élèvera vraisemblablement à au moins 1 million d’euros.

Le Ministère de la Défense désire se séparer du centre de vacances de l’action sociale des armées situé à Porh Puns. La commune sera sollicitée. En l’état actuelle de nos prévisions budgétaires ; Il ne sera pas possible de l’acquérir, à moins de trouver des modes de financements nouveaux, ce à quoi nous allons aussi nous attaquer.

Le troisième sujet est plus festif. Il concerne notre histoire. En 2017, nous célébrerons les 150 ans de la commune. Dès cette année nous allons constituer un comité chargé d’organiser les festivités à la hauteur de l’évènement.

Il est tellement tentant de transposer les problématiques actuelles des collectivités locales, que je n’ai pas résisté à vous rapporter le texte d’un historien local sur cette époque.

Je cite :

Le développement de l’urbanisation dans les villages de Gâvres et Ban Gâvres, motive dès la fin des années 1830, la demande des habitants d’être détachés de Riantec.

Cette demande est justifiée par l’éloignement du bourg et la difficulté de traiter les affaires politiques, civiles et religieuses. Une enquête publique est déclenchée par le préfet en 1838.

Deux choix apparaissent, le rattachement à Port-Louis et le maintien à Riantec. Les motivations exprimées dans le registre d’enquête publique pour le choix de Port-Louis sont :

-           Ecole et instruction de la jeunesse plus facile.

-          Accès aux soins, consultation des médecins de la marine.

-          Hospice pour les anciens.

Pour le choix de Riantec :

-          Accès à Riantec possible de jour comme de nuit : à marée basse il existe plusieurs gués qu’on traverse facilement de jour, comme de nuit sans aucun danger.

-          Les habitants de Port-Louis sont des citadins, ceux de Riantec sont des paysans et des marins.

Conclusion <//u>

La volonté générale des habitants aura été de rester dans la commune de Riantec. Il faudra attendre le décret de Napoléon III le 28 avril 1867 pour que Gâvres devienne une commune autonome.

Mesdames et Messieurs, me voici au terme de mon propos.

Je ne peux remercier chacun individuellement, l’équipe municipale, le personnel communal et du CCAS, les enseignants, les responsables d’associations, les commerçants, les élus, les administrations et services publics.

J’ai cependant une pensée particulière pour le Père Auguste Thomas qui s’est retiré dans sa maison  de retraite de Sainte Anne d’Auray.

Au-delà de l’affection que j’ai pour  l’homme, je le fais ici parce qu’il a su en 49 ans de ministère à Gâvres, se faire apprécier de tous et de chacun quel que soit sa religion ou sa philosophie.

Il a fait preuve d’une grande éthique basée sur la liberté de conscience de chacun respecté en tant qu’individu et citoyen. Une attitude et une pratique qui s’inscrit tout simplement dans une définition : c’est celle de la laïcité.

 

 

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