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Gâvres > Ici on a du goût > Patrimoine

"Gavr" signifie chèvre ou crevette en breton

Gâvres est une presqu’île située à l’embouchure du Blavet. Une ancienne occupation du site est attestée par la présence du tumulus de Goêrem et de vestiges romains à Kersahu.
Trois villages de pêcheurs, Gâvres, Bangâvres et Kersahu dépendent d’un prieuré situé à Plouhinec. Au XVIIe siècle des batteries établies à Gâvres complètent le système de fortification de Port-Louis.
Depuis le XVIIIe siècle la population gâvraise vit de la pêche, de l’exploitation des marais salants de Kersahu, des conserveries de sardines à l’huile établies au XIXe siècle à Ban-Gâvres. La presqu’île ne devient une commune et paroisse qu’en 1867 et 1868.

Gâvres offre trois façades maritimes très diverses avec sa longue plage de sable fin orientée plein sud, la petite mer de Gâvres protégée au nord et le panorama sur les remparts et l’île de Groix au large.
Grâce au batobus, Gâvres est facile d’accès de Lorient et de Port-Louis.

A Voir :
  • Dolmen de Goêrem : monument mégalithique, classé monument historique, de 3 000 ans avant JC.
  • L’église Saint-Gildas est de style roman (1892) en forme de croix latine et entièrement de granit.
  • La fontaine Saint-Gildas (XVIIe siècle) : sorte de puits voûté, enterré sous la dune, auquel on accède par un escalier de 17marches, a donné son nom à l’anse Porh-Puns qui signifie en breton : le port du puits.
  • La batterie (le fort) de Port-Puns est érigée en 1695 pour protéger Port-Louis.
  • Le port de Ban-Gâvres est pittoresque avec son enchevêtrement de ruelles ponctuées de placettes. Ban-Gâvres était dans les années 1950 et 1960 un important port sardinier.

 


Le Fort de Porh Puns

Située à l'embouchure de la rade de Lorient, la presqu'île de Gâvres a abrité plusieurs batteries cotières destinées à protéger la citadelle de Port-Louis et pendant la seconde guerre mondiale la rade de Lorient et sa base sous-marine.

Le premier fort construit à Gâvres, en 1695, est le Port-Puce ou Porh Punz en breton, par décision du marquis de Lavardin, pour protéger Port-Louis. Il compte rapidement 10 canons et 2 mortiers. A la fin du XVIIIe siècle, il est doté d'un corps de garde intégré au rempart pouvant accueillir 60 hommes. Il subit quelques années plus tard des profondes modifications par l'ajout de terre et la construction d'un magasin à munitions.

Le fort de Porh Puns est ouvert au public tous les week-end.

Pour en savoir plus: www.cheminsdememoire.gouv.fr/page/affichelieu.php





 


Eglise Saint Gildas: son histoire

Gâvres faisait partie de la paroisse de Riantec jusqu’au 3 octobre 1868. Le recteur de Riantec célébrait une messe chaque semaine dans la petite chapelle, dédiée à Saint-Gildas depuis l’époque des moines. Cette petite église était rectangulaire avec deux bas-côtés. Les arcades centrales reposaient sur des piliers. La population ne cessant de croître, elle devint trop petite.

La solution : construire une église plus grande 

Le troisième recteur de Gâvres (1877), Vincent Le Roux, eut la charge de construire une église plus grande, cela demandait des fonds importants et le conseil paroissial n’avait que 1300 francs en caisse. L’abbé Le Roux eut l’idée de lancer une souscription : les pêcheurs prélevèrent une somme d’argent sur leurs ventes, les ouvrières des usines versèrent également une participation, l’évêché fit un don de 500 francs, la commune versa 7000 francs, le conseil général octroya une subvention de 1000 francs. Un devis fut établi par un architecte de Lorient. Mais le montant du devis s’élevait à……..42000 francs. 

Le recteur ne se découragea pas, décida de construire la nouvelle église avec l’aide des paroissiens et, en 1884, demanda les autorisations nécessaires….qui ne furent accordées qu’en 1887 ! 

Mais l’abbé le Roux avait déjà commencé à préparer le futur chantier. Les bateaux des pêcheurs de sardines se transformèrent en bateaux de transport : des pierres de taille étaient chargées à Ploemeur puis déchargées à Porh-Puns à marée haute (on dit que les pêcheurs avaient même construit un ponton, la population se chargeait alors de remonter les blocs de pierre sur la dune, puis de les transporter jusqu’à la future église. 

Le 25 juin 1885, alors que des bénévoles travaillaient à la préparation du chantier, un éboulement de sable se produisit. Le recteur fut blessé, Anne-Marie Coriton, 14 ans, perdit la vie. Une croix a été dressée à l’endroit même de l’accident derrière l’église.

 

La première pierre de l’église fut posée le 21 juillet 1887 et le gros-œuvre fut terminé en octobre 1988. 

L’abbé Le Roux quitta la paroisse en 1890 et fut remplacé par l’abbé Le Bars qui fit démolir l’ancienne église pour utiliser les pierres pour daller la nouvelle église (c’est ce dallage qui existe encore aujourd’hui). 

Faute d’argent, il ne fut pas possible de construire un clocher. Un campanile en bois fut dressé à l’extérieur de l’église, sur le mur nord, pour y accrocher la cloche primitive qui fut remplacée en 1911. 

                                        Août 1966

Croquis de Yves Le Pape: église dans les années 1900

Pendant 80 ans, l’église de Gâvres resta sans clocher.

                                                         

Le soir de Noël 1968, la cloche se décrocha et faillit tomber sur le recteur, l'Abbé Thomas. Dans sa chute, elle se féla. 

La municipalité décida alors de construire un « vrai » clocher. Le coût estimé des travaux était de 50 000 francs. La commune de Gâvres reçut une subvention de 12 500 francs du Conseil Général. 

La cloche fêlée fut fondue et reformée pour obtenir la note « do ». Les deux autres cloches, le « ré » et le « mi », viennent d’une paroisse d’Algérie. (Bourbaki)

 

La bénédiction des cloches eut lieu en juillet 1969

Elles se nomment Jeannine-Stanislas, Reine-Maxime et Marthe -Pierre. 

En 1971, l’église Saint-Gildas eut enfin un « vrai » clocher.

Au dessus du porche, une statue de Saint-Gildas en granit, accueillent les visiteurs.

 


 

 





A LA SAINT GILDAS

Chaque dernier dimanche de janvier, la paroisse  fête son protecteur.

C’est l’occasion de parler de l’étymologie de Saint-Gildas à Gâvres.

L’abbaye de Saint-Gildas de Rhuys a été fondée au 6ème siècle par un moine breton : Gweltas, Gildas en breton. Au 14ème siècle, les moines  s’installèrent sur la presqu’île de Gâvres, fondèrent un prieuré à l’entrée de la presqu’île, sur la commune de Plouhinec. Ils s’annexèrent tous les terrains des villages de Ban-Gâvres, Gâvres et Kersahu. Les habitants dépendirent entièrement du prieuré. Les moines s’occupaient des marais salants et livraient le sel principalement aux presses à sardines de Gâvres.

Une chapelle a existé vers le 11ème siècle. Devenue vétuste, elle fut remplacée par une église qui fut placée sous la protection de Gweltas, devenu Saint-Gildas.



LA FONTAINE SAINT-GILDAS

Non loin, vers la mer, à Porh-Puns, parfois appelé Porh-Pusse, il existait un puits (il daterait du 11ème siècle) Les pêcheurs (le premier port de Gâvres se trouvait dans cette anse) et aussi les habitants venaient y puiser l’eau.
A l’époque de la Compagnie des Indes, les navires mouillaient dans la baie, et des marins venaient en canot chercher de l’eau.

Au 17ème siècle, le puits fut recouvert de pierre et devint la fontaine Saint-Gildas, aux 17 marches.
Dans une petite niche se trouve une statuette de saint-Gildas.    

Le puits a été bouché, on n’aperçoit plus que quelques marches mais l’on peut très bien apercevoir l’architecture voûtée.




Le Prieuré

La tradition veut que la vénération de Saint Gildas à Gâvres ait débuté au 11ème siècle.

A cette époque, une vingtaine de prieurés furent implantés par les moines de l'abbaye de Saint Gildas de Rhuys. le prieuré majeur de la région s'appelait "Prieuré de Gâvres" bien que situé sur l'actuelle commune de Plouhinec.

Mais la première date retrouvé concernant le prieuré  (priolay) de Gâvres est 1519. Cette date était gravée sur la charpente d'une ancienne chapelle de Plouhinec. On pouvait y lire également le nom du prieur (priol): Dom Jean Rivet, qui avait dû financer la charpente, le prieuré étant situé sur la commune de Plouhinec.

Ce prieuré se composait d'une maison avec cour et jardin, d'une grage, d'un appentis, d'une étable, d'une écurie et d'un "fuye" (pigeonnier). L'ensemble était entourné d'un mur. Il abritait le prieur et quelques moines. Les moines travaillaient aux champs.

Le prieuré de Gâvres fut vendu à la Révolution, comme bien national. En 1791, un négociant de Lorient; Monsieur Raymond Gay acheta les salines construites par les moines au début du 17ème siècle. Le sel de Gâvres alimenta les presses à sardines. 

Encore aujourd'hui, le lieu-dit, à la sortie de Plouhinec en direction de Gâvres, s'appelle " Le Prieuré".

Une simple maison prieurale avait été construite près de l'actuel cimetière par les moines. Mais le "priol" n'y résidait pas. Il venait à Gâvres pour célébrer les messes dans une chapelle consacrée à Saint gildas bâtie à l'emplacement du calvaire. Cette première église de Gâvres était de style roman et de petite taille seulement 15m de long et 8m de large. Devenue vétuste et trop petite pour accueillir les fidèles (la population gâvraise avait beaucoup augmenté), l'église fut démolie en 1886.

       L'histoire de l'église Saint Gildas actuelle débuta alors....

 


 


Le monument mégalithique du Goërem

Situé en bordure de l’anse du Goërem, ce monument a été découvert lors de travaux d’arasement de la dune en septembre 1963. Il est composé d’un dolmen (dalles plates reposant sur des dalles servant de « pieds »). Il est recouvert d’un cairn (pierres) et d’un tumulus (terre très tassée). Le monument mesure 27m de long et de 16 à 18m de large. Les fouilles eurent lieu de 1964 à 1967, sous le direction de Jean L’Helgouach, archéologue.

Datant de 2450 ans avant J.C, sa construction est UNIQUE : parfaitement en « équerre », il est composé d’un couloir d’accès de 9m et d’une longue chambre de 17m (divisée en quatre compartiments). Son état de conservation est extraordinaire, quelques dalles sont gravées, le sol présente encore des traces de dallage. Les dalles de soutien sont séparées par des murets  de galets et de terre.

Le dolmen du Goërem de Gâvres a été classé Monument Historique en 1965 et appartient à l’Etat depuis 1970.




Sur la photo de droite figure le dernier compartiment qui était la chambre mortuaire d'un personnage important au regard du nombre d'objets qui ont été trouvés.

 


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 le numéro février 2014 spécial élections municipales