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Voici le texte qui a été écrit pour la soirée du 27 Février 2010 ayant pour thème "Vivre à Gâvres en 2030". Merci.

Vivre à Gâvres en 2030


D’une rive à l’autre, il faut passer
Plus de sardines ni de sardiniers
Plus de thons ni de thoniers
Mais des voiles et des voiliers
Sur les pontons amarrés
Qui ont remplacé les quais
Où la flottille de chalutiers
Fièrement pavoisée s’abritait
Et donnait vie
Au petit pays où j’ai grandi

Effluves de fleurs de sardines
Senteurs d’œillets maritimes
Poussées au large
Par le vent de ma presqu’île
Point d’ancrage qui me ramène
Toujours à Gâvres
Mon jardin des mers
Coffret où sont solidement cultivées mes racines
Dans cette ambiance marine
Toujours imbibées par des embruns parfumés
Qui m’imprègnent d’air salin

Côté port, ou côté jardin
Petite mer, rivière des parfums
Petite mer, véritable écrin
Ne te laisse pas affalée
Malgré tes digues fatiguées
Livrées aux vents mauvais
Quel combat titanesque livré
Pour empêcher la mer d’avancer
Et cette beauté de s’effondrer

La mer,  il faut toujours l’apprivoiser

Combattante sans pitié,
D’une brutalité invétérée
Une prospective il faut nous trouver
Pour ne pas inutilement s’agiter
Se trouver à la dérive
Aller à la côte, honteux et désorienté,
Quelle peine Matelot (mat’ l’eau)
Toi au courage, tu nous as pourtant habitué
Les bras maintenant, tu ne va pas baisser!
Presqu’île, il faut d’urgence te sauver
Faire jouer les idées et la solidarité
Pour ne pas te défigurer
Oser inventer demain pour t’aider,
Ne plus souffrir d’un décalage entre une image passéiste et la réalité
Terre même de notre attachement de presque insularité
Avec ses grains de folie et ses particularités
C’est ici chez nous parce qu’on se sent aimé
C’est la trace d’une grande liberté

C’est ici que sont mes racines
Où mon empreinte s’est esquissée
Liens indéfectibles pour les miens
Glaneuse de côtes
Dunes de sables émouvants
Bouts du monde sans horizon
Et pourtant si contenants
Petite mer, parenthèse infinie de créativité
Fais nous confiance pour trouver des solutions adaptées
Pour ne pas te laisser sombrer
Dans ce terminus de la souffrance et du passé
Où tu es parfois plongée
Notre beauté de l’enfance
Nous n’accepterons pas de gâcher.

Mme Dominique Thomas-Padellec, le 27 février 2010 - 2 Avenue du Général Patton, 49000 Angers.
Tél : 02.41.48.72.22


 


Georges Perros. ( Papiers collés 1,  éditions l'Imaginaire Gallimard.)

La Bretagne fait l'amour avec la mer. Lui fait honneur. Echange douloureux. Difficile. La terre attend la mer, non comme une fin de non-recevoir --- falaises anglaises, Pas de Calais --- mais l'une donnant et retirant à l'autre les derniers dés de l'immense jeu. La terre s'emmerre. Trompe l'homme. Provoque l'esprit. La mer est, sur notre pauvre terre torturée, le monument par excellence, l'éternité musclée, l'irrationnel pur, irrêvé.

                   


 


Un Automne en Bretagne

Une autre Bretagne s'annonce, plus vaste, plus rude, plus rêveuse aussi...

Miracles des automnes de Bretagne que cette conjugaison de l'espace ouvert jusqu'à l'immense et de l'intimité retrouvée des feux clairs dans les cheminées.

L'été est le temps de l'oubli de soi, de l'agitation joyeuse des amis et c'est très bien ainsi. Le temps suspendu de l'automne nous est comme une invite à retrouver notre âme. (Michel le Bris)

Nous aimerions continuer cette rubrique pour chacune des saisons, merci de nous adresser vos textes.

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